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Signature du compact du Millénaire entre les Etats-Unis et le Royaume du Maroc |
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SA MAJESTE le ROI MOHAMED VI a présidé le
31 août 2007 au Palais Royal de Tétouan, la cérémonie de
signature d’un compact d’investissement de 697,5 millions de dollars
US, accordé par les Etats-Unis, agissant à travers le Millenium
Challenge Corporation (MCC), au Royaume du Maroc. Présidée par Monsieur l'Ambassadeur Président Directeur Général du MCC, John J. Danilovich, la délégation américaine qui a assisté à la cérémonie de signature comprenait Monsieur l'Ambassadeur des Etats-Unis au Maroc Thomas Riley ainsi que d'autres hauts dirigeants du MCC. La délégation marocaine était, pour sa part, conduite par le Premier Ministre, M. Driss JETTOU (Allocution de M. le Premier Ministre à l'occasion de la présentation du Compact du Millénaire devant Sa Majesté le Roi). Le compact a été signé de la part du gouvernement des Etats -Unis par M Danilovich et du côté du gouvernement marocain par M. F.OUALALOU, Ministre des Finances et de la Privatisation du Maroc. Lors de cette cérémonie, Sa Majesté le Roi Mohamed VI a décoré M. Danilovich du Grand Cordon du Ouissam Alaouite. Pour rappel, ce don, le plus important jamais accordé par le MCC, vise à stimuler la croissance économique en augmentant la productivité et en améliorant l'emploi dans des secteurs à fort potentiel tels que l’agriculture, la pêche et l'artisanat. Le programme prévoit également un soutien aux petites et moyennes entreprises, à travers la promotion de services financiers et d’aides aux entreprises (Fiche relative au programme Millenium Challenge Account (MCA) Maroc). Tenue d’une conférence de
presse le 31 août 2007 à Rabat à l'occasion de la signature du
Compact du Millénaire En marge de la cérémonie
de signature du
Compact du Millénaire, présidée par SA
MAJESTE le ROI MOHAMED VI à Tétouan, une conférence
de presse a été animée, à Rabat, par M. l'Ambassadeur Président
Directeur Général du MCC, John
J. Danilovich, Son Excellence M. l'Ambassadeur des
Etats-Unis au Maroc, Thomas
Riley, M. le Ministre des Finances et de Dans son intervention, M. l'Ambassadeur John Danilovich a souligné le caractère significatif du processus qui a donné lieu à cet accord, à savoir que les marocains ont élaboré le programme de l'accord eux même et ont identifié leurs propres priorités en matière de développement. M. Danilovich estime que l'implication personnelle du Premier Ministre, Driss Jettou, et son leadership lors de l'élaboration de l'accord témoigne d'un engagement au plus haut niveau. « Ce processus a donné lieu à un contrat élaboré par les Marocains pour des Marocains, conformément au principe de la MCC: le pays doit maîtriser son destin », a souligné Monsieur l'Ambassadeur avant d'ajouter que : « l'accord s'accorde parfaitement avec la vision du pays, ses priorités et ses efforts en matière de développement et de croissance économique. Il renforce les réformes déjà en cours pour moderniser et consolider les secteurs existant et pour faire des investissements ciblés dans l'agro-alimentaire, la pêche et l'artisanat, secteur dans lesquels le Maroc a un avantage compétitif». Par ailleurs, M. Danilovich n'a pas manqué de préciser que l'accent mis sur le sous-emploi et le chômage dans le cadre de cet accord, confirme la conviction du MCC, selon laquelle la réduction de la pauvreté dépend de la création d'opportunités dans les secteurs économiques et sociaux au Maroc.« L'investissement dans la formation et le développement des compétences permettra d'exploiter ces opportunités. Quelques 600 000 familles bénéficieront directement de ce contrat », a-t-il ajouté. De son côté, son excellence l'Ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, M.Thomas Riley, a exprimé sa fierté quant à la conclusion de cet accord et a qualifié le jour de sa signature, d'historique. «Je voudrais souligner qu'il s'agit certes d'un accord entre le gouvernement marocain et le MCC, mais qu'il s'agit surtout d'un accord entre les peuples américain et marocain, car les fonds proviennent du contribuable et du simple citoyen des Etats-Unis », a affirmé M.Thomas T.Riley. Tout en soulignant que l'accord signé entre le Maroc et le MCC est le plus important des accords conclus par cet organisme gouvernemental indépendant des USA, SE l'Ambassadeur des Etats-Unis reste convaincu qu'il ne serait certainement pas le dernier entre les deux peuples en terme d'importance. Le Ministre des Finances
et de la Privatisation, M.Fathallah Oualalou, a pour sa
sa part, mis l'accent sur l'éligibilité du Maroc au financement du
MCC qui représente un témoignage sur l'importance et la pertinence des réformes
multiples et diverses que le Maroc a connu ces dernières années. «Cela
nous conforte dans la conviction de continuer ces réformes pour avoir
encore plus de résultats probants en matière de développement économique
et social de notre pays », a-t-il souligné. Après avoir rappelé l'important travail d'élaboration des programmes fait par la partie marocaine et les experts de MCC, portant sur le développement de l'agriculture, de la pêche artisanale et de l'artisanat ainsi que sur la formation, la promotion du micro-crédit et la création de la PME, M. Oualalou a expliqué que la philosophie et la démarche de tels programme recoupent largement celles de l'INDH: créer des opportunités pour les populations pauvres en matière de création de richesses, d'emploi et de revenus pour sortir de la pauvreté. M. le Ministre a par ailleurs attiré l'attention sur le processus consultatif qui a marqué l'élaboration desdits programmes. Ce processus, qui a permis aux professionnels, aux ONGs et aux populations cibles locales de s'exprimer sur les véritables attentes, a pour principal objectif d'assurer le maximum d'implication des bénéficiaires dans le choix des projets. En termes de chiffres, M. Oualalou estime que l'accord entre le Maroc et le MCC aura des retombées positives sur l'augmentation du PIB de l'ordre de 1,1% et une réduction de la pauvreté dans les zones concernées de l'ordre de 20%, au bout de cinq ans. Enfin, M. le Ministre a annoncé la future création d'un Etablissement Public qui sera baptisée «Agence du Partenariat pour le Progrès » : cette entité supervisera l'opérationnalisation de l'ensemble des programme de cet accord, sur la base des règles de la bonne gouvernance et des critères de célérité et de rigueur, avec une attention particulière pour le suivi et l'évaluation. Lors du débat avec les journalistes, plusieurs éclaircissements ont été apportés par les intervenants. A cet effet, et en réponse à une question sur l'importance de l'enveloppe accordée par le MCC au Maroc, l'Ambassadeur John Danilovich a expliqué que ladite enveloppe - la plus élevée jamais octroyé jusqu'à présent par le MCC à un pays - répond à la proposition du gouvernement et du peuple marocains. A cette occasion, M. Danilovich s'est dit confiant quant à l'aboutissement des objectifs dudit accord et a souligné que la création par le gouvernement de l'«Agence du Partenariat pour le Progrès » est un indicateur qui conforte cette confiance. Quant à l'intérêt recherché par les Etats-Unis à travers la conclusion de tels accord, le PDG du MCC a affirmé que l'objectif recherché est le développement économique des pays pour plus de prospérité, de stabilité et de sécurité. M. Danilovich a, par ailleurs, signalé que le principe du MCC repose sur l'aide aux pays à bas revenu et ceux à revenu moyen et limité, le Maroc faisant partie de cette deuxième catégorie. De son côté, M. Mohamed Chafiki, Directeur des Etudes et des Prévisions Financières au Ministère des Finances et de la Privatisation, a attiré l'attention sur l'amélioration du classement du Royaume par le MCC et ce, à l'occasion des négociations qui ont eu lieu avec cette instance américaine. Sur un autre plan, il a précisé que les projets choisis dans le cadre de cet accord, répondent à des critères bien définis et en parfaite cohérence avec la logique de l'INDH. En réponse à une question sur la relation entre la conclusion de cet accord et la période électorale que vit le Maroc, M. le Ministre a affirmé que ledit accord n'est pas lié à un rendez-vous politique, il est plutôt en relation avec le processus de réformes que connaît le Royaume. |
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| Budgétisation
sensible au genre |
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